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La cinquième mi-temps !

 

Laurent Pardo a dit un jour : "Je crois bien que s'il n'y avait pas eu de 3ème mi-temps, je n'aurais pas joué les deux premières" surement inspiré par celle de 1968 vécue par ses ainés.

En effet, le 23 mars 1968, à Cardiff, les Bleus battent les Gallois (14-9), et arrosent leur premier Grand Chelem. Cette troisième mi-temps restera comme une des plus longue jamais fêtée. En effet, la fiesta de 1968, qui suivit la victoire au Pays de Galles et consacra le premier Grand Chelem de l'histoire du XV de France fut mémorable.

Elle fut même exceptionnelle. Le coup d'envoi des agapes fut donné le samedi soir, à Porthcawl, à
l'hôtel des Français, se poursuivit le dimanche soir à Paris pour se terminer en se qui concerne le capitaine Christian Carrère, le lundi soir à Toulon, où l'attendaient sur le quai de la gare la fanfare
et ses coéquipiers du RCT. " Et encore, si quelqu'un ne m'avait pas réveillé, j'aurais fini à Vintimille."

Derrière Carrère, il y avait du lourd: Walter Spanghero, Elie Cester, Jean-Claude Noble , Michel Yachvili, Michel Lasserre, Alain Plantefol, Michel Greffe.

Pas fainéant sur le terrain, ils l'étaient encore moins quand il s'agissait de partir en java. A Porthcawl, ils n'avaient pas dormi de la nuit.

Arrivés à Paris, ils se rendirent à l'invitation d'un cousin du général de Gaulle, auquel ils
confièrent le ballon du match pour le remettre au Président. Le bain de champagne ne faisait que commencer. Direction Saint-Germain-Des-Prés, ou le XV de France, depuis quelque années
déjà, avait pris ses quartiers nocturnes à l'initiative de Benoît Dauga et des frères Boniface, habitués du Courrier de Lyon, de l'Auberge basque, de Castel, et surtout du Sunny Side, où l'immense
Tony, Béglais au grand cœur, leur offrait le couvert et bien d'autre chose encore. " on était invités partout, se souvient Christian Carrère. Si on avait voulu, on aurait pu rester unesemaine."

Rue Princesse c'était du délire. Les belles élégantes en route pour Castel s'arrêtaient devant le  Sunny side. même France Gall ( cela ne s'invente pas !) qui passait pas là, vint esquisser quelques pas de
danse avec Oualtère et le Yach !

Blondin et Nougaro, avaient jeté un œil à l'interieur, mais fait demi tour devant cette furieuse mêlée ouverte.

Chez Tony c'était le Bronx, il fallait descendre à l'aide de l'escalier en colimaçon, pour espérer
approcher du bar. Elie Cester transpirant, un cigare au bec, faisait le service. Plus tard le Yach racontera: on était pas sous EPO mais sous AEP; Apéritif En Permanence !

Quand ils en avaient marre d'être en apnée, ils remontaient à la surface pour écluser les autres bars;
Chez Fernand ou au Birdland rue Guisarde. Ils donnèrent les lettres de noblesse à celle qui deviendra "la rue de la soif "!

Un jour et une nuit à errer dans les rues de Saint-Germain-Des-Prés dans un état second.

Inconscient de la portée de l'exploit.

Au petit matin, les plus gaillards qui n'avaient pas dormi depuis deux jours prirent la direction du pied de Cochon aux Halles, à bord de la belle Américaine de Tony. Ils n'y arrivèrent jamais !

A la Concorde un feux tricolore avait duré trop longtemps, ils s'étaient endormis !

La cinquième mi-temps venait de se terminer.

 

Glop; bien aidé par les archives de l'équipe !

 

 

 



08/05/2013
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