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Bleus à l’âme

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Les nouvelles tristes tombent comme à Gravelotte en ce début d'année.
En effet, les internationaux Elie Cester et Patrick Salas ne sont plus.
Leur nom ne vous dit peut être pas grand chose car ils étaient des travailleurs de l'ombre.
Mais ils ont l'un et l'autre tournés les plus belles pages de l'histoire de l'équipe de France.
Le premier Élie Cester, jouait 2 eme ligne à Valence fier de ses 35 sélections, et faisait parti de l'équipe victorieuse du grand chelem 1968.

Nous avions eu la chance de le rencontrer dans son bar lors d'un voyage à Bourg les valence avec le club.

J'étais pas vieux et méconnaissais ses exploits mais le bonhomme retraité du rugby m'avait impressionné derrière son bar.
Nos dirigeants de l'époque (dont jean mi) nous avait expliqué qui il était...
Le second, Patrick Salas,  je dois avouer que je ne me souvient pas du bonhomme...en revanche je me souviens bien du match dans lequel il a brillé...j'étais minot certes en 1979,
Mais le club avait organisé une retransmission sur écran géant de ce fameux match du 14 Juillet 1979...
Je ne sais même plus si c'était la même année ou plus tard dans les années 80 ? jean mi nous rafraîchira la mémoire.

En tout cas je me souviens de ce match mémorable ...et ce final de dingue commenté par Bala et Couderc, ou Patrick Salas portait le numéro 8.
Patrick , lui n'avait "que" 7 sélections mais détenait le Graal...la première victoire Française en Nouvelle-Zélande, à Auckland...
Un journaliste raconte :
Il avait appris sa titularisation le matin-même. Le capitaine Jean-Pierre Rives était venu le voir pour l'avertir qu'il débuterait l'après-midi. « En deuxième ligne ? » demanda ce dernier encore un peu dans les vapes après une nuit très douce, mais sans sommeil fruit de ces rencontres dont les tournées faisaient leur miel. « Non en troisième-ligne centre ! » : répondit Rives. On l'imagine tellement blêmir en une fraction de seconde. Il ne jouait jamais à ce poste avec Narbonne, avec qui il venait d'être sacré champion de France. Il y faisait figure de colosse paisible, pas vraiment guerrier, mais travailleur et plus mobile que son poids de 108 kilos l'aurait laissé supposer. Mais à Invercargill en semaine, Toto Desclaux l'avait essayé en 8 et il n'avait pas été ridicule, même s'il avait un peu tiré la langue. Patrick Salas releva le défi et l'on connaît la suite. Les Bleus l'emportèrent 24-19. Rives lui avait dit : « Je prends l'extérieur, tu gardes l'intérieur. »Patrick Salas avait fait le match de sa vie surtout en défense pour contrer la troisième ligne souveraine des All Blacks et son fer de lance Graham Mourie. Il avait plaqué et retourné les maillots noirs pour être à la hauteur de ce clin d'oeil magistral du destin.

 

Ces deux annonces tragiques simultanées m' évoquent quelques réflexions :
Les anciens internationaux ont cette aura que leur confère le port de la tunique floquée du coq, ce toute leur vie et même un peu plus.
Ils porteront toujours l’Âme des bleus pour nos yeux d'enfants, même si aujourd’hui on avoue avoir quelques bleus à l’âme.
Alors, si toi aussi jeune passionné de rugby tu croises un international jeune ou vieux, prend un sefie avec lui si cela te fait plaisir, mais prend aussi le temps d'aller voir ses faits d'armes sur youtube et souviens toi de son nom, pour à ton tour aussi transmettre l’âme du rugby.

glop

elie cester.jpg

 

Ci dessus  : Elie cester

sur la photo d'équipe 1980; Patrck Salas 3eme en haut en partant de la gauche



09/01/2017
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